One-shots

Page

The texts from 2016 are in random order. The texts from 2017 onwards will be from most recent to oldest.

These are one-off texts, with no link to an actual project or between each others.

My songs and the poems I do as videos won’t be included on here because they need to be heard, not read.

2018

outside the window

the wind is blowing through the layers of leaves. the white of the sky reflects on the dull buildings, making the whole area light and bright. a magpie hops from one tree to another, too scared of the wind to try and fight against it. this is how i spend my sunday afternoon ; curled up on a sofa, watching the outside world going on about its life. i am not a part of it, stuck in a soft bubble of silence. lives go on around me but they never stop to look. sometimes, just a glance, and then they carry on their ways, not looking back. i am not judging them. i am judging all of them.

sometimes i open the window to get a scent of their lives. something enters ; a leaf, a fly, a shadow, a ray of sunshine. and that is about all the entertainment i’ll get for one day. the sun never stays, the fly always die, probably lost somewhere i’ll never look. until the next one. it’s like a never ending cycle. the wind blows. the light changes. the magpie flies away. watching it fight against the wind feels like a good metaphor of everyone living out there. it doesn’t apply to me.

in this bubble i breathe, i watch. i do not need anything else for my survival ; i do not need anything else but survival. maybe someone will break the window.

maybe someday i’ll close the blinds.

2017

A spike of warmth

It’s like walking in a fog. And you keep going, because there is no such thing as stopping. There is no way to stop. Except death, but that’s not enough for you, so you just keep walking. And it hurts ; everything hurts ; there is no escape, no way out, just… keep on walking.

It doesn’t look like anything. You keep waking up, you keep working, you keep going out, you keep laughing, you keep going to sleep ; no, to bed. But it doesn’t feel real. None of it does. None of it is.

But then there’s warmth.

Then, you start feeling.

So

fucking

much.

And, you’re still walking you’re still in the fog but from time to time you just FEEL.

And it’s not enough.

And it hurts.

And it’s the best thing to have ever happened to you.

This warmth came from nowhere. It’s not going anywhere. You don’t know if you’ll get out of the fog ; but you keep walking.

You keep feeling.

Keep walking.

Warm.

« Quelque chose de chaud. Les premiers rayons du soleil. Un sourire avec les dents. Quand on est tout en haut sur la montagne russe, avant de voir le vide. Un peu comme quand on a faim. Mais on veut pas manger. Agréable. Tortuant. Arracheur de tripes. Etincelle.

Pas le son des oiseaux du matin. Le son du radar de la chauve souris. La pression quand on plonge trop profond ; ou quand on saute trop haut. La chute libre. Juste avant l’ouverture du parachute. La peur confiance. La confiance terrifiée. Se sentir. ||| Vouloir. ||| Au delà. ||| Toujours chercher le plus. Ne jamais vouloir l’atteindre. L’instabilité. La marche constante. Quand on est trop excité.e pour dormir ; alors on dort pas. On dort plus. Dans un état constant de…

La détresse. Ne pas savoir. Vouloir savoir. Ne pas vouloir savoir… L’abandon. Mais pas l’abandon de la vie ; l’abandon du pouvoir. L’abandon de l’appartenance. De toi. Des autres. Quand tes poumons se serrent et tu peux plus respirer que par de courtes respirations : un… deux…

L’importance

du ressenti

explosion

explosion tripes

chaud

impatient

fugitif »

Pas un seul.

Mais tout à la fois.

Le Sable

La guerre. L’action des deux corps. Le sable qui se meut, d’un côté, de l’autre. Tout devient flou. Tout a toujours été silencieux.

Plus aucun bruit. L’action est à son plein centre, le mouvement ne s’arrête pas. Mais le son est absent. Il a quitté le champ de guerre. Trop d’action pour lui. Je le comprends.

Les intrus ça nous fatigue.

Pourtant ils ont toujours été là. On devrait y être habitué. Mais depuis que le soleil nous illumine de sa présence constante, ils ne se tiennent plus. On dirait une foule paniquée d’aveugles.

Et moi je n’aime pas les foules.

Il pourrait faire régner l’ordre sans effort mais il n’en fait rien. Il pourrait tous les assécher en quelques secondes. Ils mourraient. Mais il n’en fait rien.

Je ne me délecte plus car réellement il n’y a plus rien à voir. Leurs espoirs sont dérisoires. Il a gagné. Mais il n’est pas pressé.

 

Ça ne me dérange pas. Ils ne sont pas capable de me déranger.

Je suis près de lui. Je ne cherche pas à comprendre ses choix car de toute manière je le suivrai. Je le vois.

Mon astre.

Je le vois comme personne d’autre ne l’a vu auparavant.

A part peut-être le son.

Et le sable.

A part peut-être les grains de sable, mes compagnons envolés remplissent l’air et ne se reposent jamais.

 

 

… Au travail.

J’ai la sensation du vide

J’ai la sensation du vide. On dit qu’on ne peut pas écrire le vide mais moi j’ai l’impression de le vivre.

Au quotidien.

Depuis trois mois.

85,9% du temps.

 

J’ai la sensation de ne plus être là, ça veut dire qu’avant je l’avais, et je l’ai perdue, ou en tout cas, elle est plus là. Enfin elle est là, 14,1% du temps, mais je ne me rend pas compte qu’elle est là, je me rend juste compte de l’absence du vide.

Et le reste du temps ?

Du vide.

Pas parce qu’il n’y a rien mais parce que rien n’est important ; plus rien n’a d’impact.

Je ne ressens plus.

 

J’aimerais ressentir ; j’aimais ressentir. Des trucs intenses qui t’arrachent les tripes, des trucs qui te violent, qui te font hurler, qui te font frapper les murs, des trucs qui te révoltent, qui te donnent envie de mourir.

 

Je suis là, et je ressens, je sens, les autres, l’environnement – je suis hyper conscient.e de mon environnement – mais rien ne m’atteint. Rien n’a d’importance. C’est comme si je vivais enveloppé.e d’un nuage qui bloque toute tentative de m’atteindre.

Je vois.

Je sens.

Au quotidien.

85,9% du temps.

Je ne suis pas là.

J’aimerais écrire dans vos têtes

Je rêve d’un endroit où il n’y aurait pas besoin de mots. J’aimerais écrire dans vos têtes, sans filtre, sans barrières, le flux direct de ma pensée à la tienne

                                                                                                mon cerveau au tiens.

 

J’aimerais qu’il n’y ai pas de confusion. Que ce flux constant soit immédiatement compris, analysé

 

qu’on arrête de douter

 

que par fatigue on arrête d’avoir besoin de chercher.

.

.

.

.

Pourtant cette recherche moi je l’aime bien. Si les mots étaient précis et exacts, je n’écrirais plus; Si on pouvais tout exprimer si facilement, je ne créerais plus.

Et moi je ne sais que créer alors…

.

.

.

.

Alors pourquoi ce sujet ?

Parce que parfois, lorsque la création ne suffit plus, lorsque je suis éreinté.e par la recherche ; j’aimerais écrire dans vos têtes.

Le Soleil

Le soleil se fait tard. Les plantes, d’abord ressuscitées par sa présence, se brunissent jusqu’à se recroqueviller sur elles-mêmes. Les voyageurs insouciants, inconscients de leurs nuques rougeoyantes, de leurs pores brûlés, commencent à se rendre compte de leur erreur. Comme les pigeons, ils se mettent enfin à chercher l’ombre ; endroit fugace de soulagement. Certaines personnes se disent que le soleil se couche tard maintenant. D’autres « tiens ! Le soleil tape fort aujourd’hui ». Toustes ignorants que la nuit dernière était la dernière nuit qu’ils vivraient.

 

Je marche et je suis arrivé.e à bon port. Je me prélasse de mon arrivée ; je déguste leur ignorance. Il est reposant de savoir que je suis seul.e. Ils sont là, mais ne pensent pas. Je suis ici, et je sais.

 

Les nuages viennent donner du répit aux plantes. Soulagent les voyageurs. Les pigeons ne sont plus là depuis longtemps ; plus mains ils sont partis chercher la fraîcheur là où le soleil n’est jamais arrivé. Ce n’est pas grave, il y passera en temps voulu.

Je me ferais son messager.

 

Les contours du soleil, je les connais par cœur. Ils sont trop aveugles pour les voir mais je perçois tous leurs détails. Je vois la puissance de l’astre varier, les éraflures du temps sur sa surface. Je peux vous dire depuis combien d’heures il est là-haut. Bientôt, ils s’en rendront compte. Je vois déjà les grands titres, les présentateurs télé qui s’égosillent de la nouvelle. « la Terre ne tourne plus ». Encore une fois, ils auront tort.

 

Je souris de leur ignorance.

Je me délecte de ses rayons.

 

Enfin.

L’Infini

Je regarde à l’horizon. Un peu à droite. Un peu à gauche. Devant moi, le sable s’étend à perte de vue. L’infini. Une Terre presque sacrée.

Je continue d’avancer. Je déguste l’absence de son. Seulement le bruit de mes pas dans le sol. Fleurant le sable, déplaçant des montagnes.

Seulement le bruit de ma respiration. Le léger murmure quand mes cordes vocales se frôlent sans mon autorisation. Je les laisse faire. Car il n’y a plus personne pour s’en soucier.

Je n’ai jamais ressenti de satisfaction dans les foules. Je les ai longtemps observées, petites, immenses, à perte de vue. Leur brouhaha, leurs actions constantes, folles, intéressantes, leurs créations… ça ne m’a jamais fait ressentir. Je préfère l’infiniment petit. Les grains de sable à peine perceptibles. Les nuances des bleus d’un ciel à première vue uniforme. Le soleil, d’abord souffrance floue puis, puis à peu, rond aux contours parfaits. Je ne reviendrai jamais de cette avancée, car il n’y a plus rien derrière moi. Et je pourrais être regretté.e, vous pourriez me courir après, je ne reviendrai pas. Car le soleil n’a qu’une seule voix. Une seule direction. Un chemin tout tracé dont la course ne s’arrête jamais.

Je continue d’avancer. Je déguste ; car chacun de mes pas semble se rapprocher d’une fin inexistante.

Un caprice.

Une balade.

Chaque grain de sable est un de mes compagnons. Solitaire. Mouvant. Détaché de l’univers. Inarrêtable. Je regarde à l’horizon. Devant moi, c’est le soleil qui me guide ; compagnon silencieux d’une traversée infinie.

Le jour où la nuit tombera, je m’arrêterai. Un chevalier à l’armure rouillée, bloqué au fond d’une oasis. Peut-être qu’au matin, le soleil viendra me repêcher. En souvenir.

 

2016

Chauve souris

« Le ciel ne se souvient pas de moi.

 

Le ciel a maintenant changé de couleur, c’est l’aube et les étoiles s’endorment comme si

cette fois

encore

le soleil les avait fait disparaître.

 

Je ne sais pas qui je suis ; une ombre ; un oiseau ; un rêve ; une création ; un cauchemar

le Monde m’avale

comme les étoiles je disparais.

 

Je disparais et mes ailes s’étendent, comme si elles étaient plus libres au soleil, comme si

cachée je m’envolais

j’aimerais atteindre les étoiles mais comme il fait jour

je ne les vois pas.

 

On arrive à l’heure la plus chaude, celle où le soleil, fier, étend ses bras sur la Terre

c’est le moment où tout le monde est aveuglé

personne ne me voit ; en l’air

je ne vois personne.

 

Bientôt mon euphorie se calme quand j’aperçois les premiers rayons de lune ; je sais que je

dois être plus lente

précautionneuse

le Monde est vigilant.

 

Je pense à me poser quelques heures plus tard ; lorsque le soleil descend trop bras pour

cacher le ciel entier

lorsque j’aperçois la première étoile

mon pied est déjà à terre.

 

Les étoiles se réveillent et le Monde ouvre les yeux

demain je m’envolerai

encore une fois

le ciel ne se souviendra pas de moi. »

 

Constat de vie

« I feel like the end is near.

My life is out of control,

gotta roll it out with the back of my tongue

I don’t know.

It’s like life’s not threatening anymore ;

That it’s all there is… life !

I don’t want to live a life like that.

No more pressure, no more war…

It’s like life has been taken out of its purpose.

Useless.

And un-challenging.

 

While I’m wondering about the meaning of this life

It has faded away,

slowly.

Looking now more grey than ever.

Every time I look out the window I can’t see the city.

It’s like fog every day.

Every day…

Life’s slowly disappearing.

It has been taken and it’s not useful anymore.

 

People don’t believe me when I say that I want to cry.

To be sad.

To be angry.

Because feeling is all that I really care about.

I don’t care if it’s happy or bad,

either one excites me ;

and right now life is feeling-less,

meaning-less.

I don’t see the purpose of an uneventful life.

 

So I walk and I crawl out of this world.

Drifting away like an ancient myth.

I wish to find something elsewhere ;

something to breathe, make me feel.

Life is now worthless to me.

I’ll make it work. »

 

Essai n°1

« – Tu crois que c’est grave de ne pas être heureuxe ?

– Ben, c’est triste un peu non ? Je veux dire, le bonheur, c’est la seule chose que tout le monde veut. Un des rares trucs sur lesquels toute l’humanité est d’accord. Tout le monde le cherche ; l’atteindre… c’est comme le but de notre existence.

– Mais alors tu crois qu’on peut être triste en étant heureuxe ?

– Je sais pas. J’imagine qu’on ressentira toujours des moments tristes oui, on peut pas être heureuxe H24.

– Être heureuxe, ce serait pas accepter les moments qui arrivent, les ressentis, sans se demander si on est heureuxe ou pas ? Ce serait pas accepter de ressentir ? Sans conséquence ?

– Peut-être.

– Moi j’ai l’impression que je suis heureuxe et pourtant je suis tout le temps triste. Je me sens mal. Je pleures. De l’extérieur on dirait pas que je suis heureuxe.

– Pourquoi tu dis que tu l’es alors ? Ca doit être horrible de toujours se sentir mal comme ça.

– Oui, c’est horrible, mais c’est ressentir. Et je pense que j’ai accepté de ressentir. Et que ce n’est pas quelque chose de mal. Même si ça fait mal. Et des fois j’ai envie de mourir parce que ça fait trop mal ; mais c’est ce genre d’envies où t’as une blessure tellement grande que tu veux qu’on t’achève, mais en vrai, si on t’achève pas, ben la blessure se referme.

– C’est quand même un peu glauque. C’est comme le “si tu souffres c’est que tu es en vie”. Faut pas souffrir pour être digne d’être en vie. C’est con.

– Non, je suis d’accord, c’est cool de pas souffrir. Ya des gens iels souffrent pas, ou moins, ou différemment, et iels sont heureuxes et c’est bien. Mais quand tu souffres de toute façon, il vaut mieux accepter ce sentiment plutôt que de chercher à le repousser à tout prix. Même si ça fait mal et des fois ça fait trop mal.

– Je sais pas. Je crois qu’on nous a appris que pleurer ben, c’était quand il y avait des choses graves. Alors quand tu pleures, c’est qu’il y a forcément quelque chose de grave, c’est pas bien, on s’inquiète.

– Et c’est possible que ce soit ça. Mais c’est aussi possible que ce soit plein d’autres choses. Et je pense qu’il faut arrêter de repousser la tristesse. Le malheur. La frustration. La colère. Tous ces sentiments “négatifs”. Ils sont beaux. Moi, je les subis tout le temps, mais je suis heureuxe. Et le fait que je sois heureuxe ne diminue en rien ma souffrance. »

 

Forteresse

« Ils ont construit une forteresse.

Grande, solide. Des murs gigantesques, inatteignables.

A chaque fois qu’une faille était trouvée ; une infime fissure dans le mur, la terre, le ciel ; ils la rebouchaient aussitôt et construisaient un autre mur, plus épais encore.

Il n’ont pas construit de toit ; parce qu’un toit ça fait peur. Ça enferme. Ça empêche de voir le ciel ; d’atteindre le ciel. Parce que comme ça, ils peuvent dire qu’ils le voient et qu’ils sont libres.

Seulement des murs. Quatre, au départ, puis plus, à chaque faille, jusqu’à ce que tous les murs soient doublés d’un second mur, plus épais encore.

Ils ne peuvent pas grimper aux murs ; ils sont lisses, parce qu’ils n’ont plus de faille.

En haut, il n’y a pas de toit ; parce qu’un toit ça fait peur ; alors ils ont mis des barbelés

des fils électriques

des morceaux de verre

des caméras et des alarmes

pour assurer une protection optimale.

Ils ont construit des murs et lorsqu’une faille est trouvée, elle est toujours rebouchée.

Nous avons construit une forteresse. Quatre murs, au départ, puis des meubles, une mezzanine, un jardin. Des fenêtres, un peu d’herbe.

Nos murs ne s’effritent pas ; personne n’essaye de les détruire car nous pouvons les traverser.

Nous avons construit un toit ; pour se réfugier, en temps de guerre, lorsque nous sommes fatigués d’avoir essayé d’élargir une fissure de leur forteresse. Il ne nous fait pas peur, parce que nous savons que notre porte est toujours ouverte.

Notre forteresse n’enferme personne.

Elle est là.

Petite, insignifiante, mais bien là. Lorsque le vent souffle trop fort, lorsque les bruits de leurs travaux ne sont plus supportables. La porte est ouverte. »

 

Je suis en colère

« Je suis en colère.

Pas parce que le monde est pourri, mais parce qu’on ne cherche pas à l’améliorer.

Je suis en colère.

Par parce qu’on ignore mais parce qu’on ne cherche pas.

Je suis en colère.

ça excède.

Je suis en colère pas contre la stupidité mais contre l’absence de réflexion.

Je suis en colère parce que le monde ne réfléchit pas.

plus.

pas.

Je suis en colère pour tous les individus qui devraient l’être.

Je suis en colère pour tous ceux qui ne peuvent pas l’être.

qui préfèrent ne pas l’être.

qui ne comprennent pas la colère.

Je suis en colère et ça ne se voit pas.

Je suis en colère d’une colère froide, absente, malsaine, mauvaise.

Je suis en colère et je peux détruire.

Ma colère peut détruire.

Je suis en colère.

Je n’ai pas envie de taper contre les murs.

Je suis en colère.

Je n’ai pas envie de m’apitoyer.

Je suis en colère.

Je ne suis pas fatiguée.

Je suis en colère.

froide.

réfléchie.

Je suis en colère contre le monde qui ne réfléchit pas.

qui ne préfèrent pas.

qui ne comprennent pas.

Je suis en colère. »

 

L’envol

« perdu-e- s

je ne crois pas en la signification des mots / des groupes / des définitions / je suis et donc / je n’ai pas à choisir / les choix ne me font pas peur mais me limitent / pourquoi ne pas juste être / je ne comprends pas les autres / car je n’ai jamais été comme ça / je n’ai jamais été comme eux / je n’ai jamais été / je n’ai jamais / sauté à la conclusion que quelque chose était / j’ai l’impression de ne plus y arriver / de faire marche arrière / pourtant je n’ai jamais aussi peu souffert / comme si le monde autour de moi me disait que j’étais fausse / et pourtant aucun ne me convainc / je suis juste / je ne sais pas si je suis juste mais j’ai la sensation de l’être / je ne suis pas sûre de moi par décision mais parce que je le suis / je suis / et donc / la conclusion n’arrive jamais

perdu-e- s »

.

Un monde nouveau

« Brique par brique. J’ai bâtit une armure. Une maison que je n’aurais jamais cru avoir. Je m’étais créé beaucoup de choses mais maintenant, nous sommes plus forts.

 

Un pas puis l’autre. Nous avons marché longtemps. La douleur et la fatigue ne nous a jamais arrêté car maintenant, tu étais là.

 

Mot par mot. Tu as construit ton monde. Tous les soirs plus beau. Tous les jours plus clair. Un jour il se détruira mais jusque là

 

le vent ne souffle pas si fort. »